Pays-Bas, Vie d'expat

Travailler avec des Néerlandais #2

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Après bientôt une année à travailler au quotidien avec mes Dutchie à Amsterdam, les différences sont toujours aussi amusantes. Je te raconte ?

La première fois que je t’en avais parlé, c’était après avoir commencé mon nouveau job depuis environ 3 mois. Je suis toujours dans la même entreprise, toujours entourée de mes petits Dutchies, mais cette fois-ci les mois ont filé et je me rapproche doucement de l’année passée en leur compagnie. Et les petites différences culturelles et professionnelles sont toujours là !

 

La ponctualité

Le Dutchie est toujours à l’heure. Pas en avance, pas en retard, même de deux minutes. L’heure, c’est l’heure ! Ne pas jouer avec la ponctualité, jamais.

 

L’attitude “take it easy”

Non pas que le Dutchie ne se prenne pas au sérieux, mais ici, le recul fait partie de chaque profil que j’ai pu rencontrer. Couplé au pragmatisme ambiant, l’environnement néerlandais est sans pression. Chacun, manager ou pas, sait mettre les choses en perspective. Et aucun problème n’est mentionné sans parler d’abord de la solution. Rien n’est grave, tout va s’arranger, et si ça ne sera pas le cas demain, et bien ce sera le cas après-demain ! Le Dutchie relativise, et ne se prend pas la tête.

 

L’ambition

Dans mon entreprise (et c’est aussi le cas des témoignages d’amis), l’ambition est une notion… Bien différente de ce que j’ai connu auparavant. Alors forcément, avoir travaillé à Londres, après avoir expérimenté ce système qui donne à chacun-e sa chance (ou presque), où c’est le maître mot qui fait d’une opportunité professionnelle un job, après avoir profité et su quoi faire de mon trop plein d’ambition dans la capitale anglaise… Les choses sont un peu différentes à Amsterdam. Ici, ce qui est recherché en entreprise, c’est la stabilité. Et non pas plus de responsabilités, qui vont généralement de pair avec des plus grosses journées. Le 9-to-5, c’est la clé, c’est l’accomplissement. Je caricature – ou presque. Mais les profils avides de nouveautés, de challenges, paraissent plus rares (à moins qu’ils ne soient uniquement dans les entreprises 100% expat ? Ou les plus petites structures ? Si tu en sais plus, tu me dis ? Ça m’intéresse).

 

Le rythme été / hiver

Lorsque les jours s’allongent et que les températures sont agréables, les bureaux se vident avant 17h. La stratégie du Dutchie ? Profiter de l’été et venir un peu plus tôt le matin, et travailler et rattraper ses heures l’hiver, lorsqu’il fait nuit à 15h. L’entreprise fonctionne vraiment en deux temps, au rythme de ces deux saisons (les deux restantes étant à peine différentes…).

 

Les “team events”, de préférence en outdoor

Travaillant dans une entreprise très corporate, j’ai des team events avec mon équipe et d’autres avec mon département. Dans les deux cas, c’est toujours organisé de façon “colonie de vacances”. Peu de discours et de blabla, beaucoup d’activités, si possible dehors. En à peine une année, j’ai fait trois team events (et le quatrième se profile déjà). Dans les trois cas : des jeux sont organisés, en extérieur, et chacun participe, manager, directeur-trice… Peu importe le job, tout le monde se retrouve à mettre la main à la pâte. Entre avoir les yeux bandés, dans un champ, et se faire guider par les voix du reste de l’équipe pour encercler à plusieurs un petit troupeau de moutons pour les ramener dans un enclos (véridique, ne me demandez pas en quoi ça me rapproche de mes collègues…), se retrouver dans une salle enfumée pour trouver des objets, faire une partie de laser game dans une forteresse, et construire des catapultes avec des bouts de bois et des cordes, le Dutchie est très créatif quand il s’agit de trouver des activités à faire à plusieurs !

 

Les “team events”, à passer la nuit à plusieurs par chambre

Et tous ces jeux, ça fatigue. Et vu que chaque team outing se passe en campagne néerlandaise, il faut quasi à chaque fois y passer la nuit. Et à plusieurs par chambre d’hôtel ou de gîte, sinon rien ! Ici, pas de logique d’une personne par chambre. Il faut rentabiliser, et vu qu’on y est simplement pour dormir, autant y mettre le plus de personnes possibles ! La première fois, lorsque j’ai vu que je partageais ma chambre avec deux autres personnes (moi qui m’attendais à être toute seule), j’ai été surprise…

 

Collègue le jour, “party animal” en dehors

La différence professionnelle / personnelle est bien présente. Si des relations amicales se nouent en entreprise, ce sera en dehors que tout se passera. “Business is business” pendant les heures de bureau. Quelques private jokes de temps en temps, de petits surnoms, mais le mot-clé est discrétion. Et puis par contre, quand on quitte l’entreprise… Plus de retenue ! Les Dutchies (du moins les miens), ne sont jamais pressés de rentrer, et les soirées s’étirent toujours lorsqu’elles ne sont censées être que du “one drink only” (mais qui arrive à s’y tenir ?!). Le contraste est assez saisissant mais extrêmement pratique : what happens outside the office stays outside the office. De quoi bien s’amuser sans entacher une réputation et crédibilité professionnelle à cause d’une soirée un peu trop arrosée…

 

Travailler avec des Néerlandais #2 | Vie d'expat à Amsterdam | Let' Em go

Travailler avec des Néerlandais #2 | Vie d'expat à Amsterdam | Let' Em go

Comme toujours, ceci est mon témoignage, à savoir que je travaille dans le département digital d’une grande entreprise néerlandaise. Et toi, les Dutchies, tu as travaillé avec eux ? Tu en as pensé quoi ? Tu es plutôt d’accord avec moi ?

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4 Comments

  1. tania
    tjrs intérressant ton témoignage
    tellement différent de ce que je connais en France
    alors c la boite parfaite ?? jamais de pb qui ne trouve pas de solution ?
    pas de crepage de chignon comme en France qd trop de femmes dans les services
    06 . 10 . 2017
    • Em
      Em
      Merci Tania 🙂
      J’imagine que ça doit être bien différent de Paris 😉
      Boîte parfaite je ne sais pas, c’est ma première fois dans une entreprise néerlandaise ! En tout cas j’apprécie beaucoup leur approche 🙂
      Par contre, dans mon expérience, le crêpage de chignon n’est pas lié au nombre de femmes dans les services… Plutôt à un mauvais management.
      Belle journée,
      xx
      29 . 10 . 2017
  2. Élodie
    Très intéressant cet article ! C’est vraiment sympa de partager des petits bouts de quotidien avec tes Dutchies 😉
    J’y retrouve des similarités avec mes “Deutschen”, comme les teams events ou la ponctualité, même si cette dernière est à nuancer suivant les personnes (l’amoureux, par exemple, est incapable d’être à l’heure !).
    Bonne journée !
    05 . 10 . 2017
    • Em
      Em
      Merci pour ton petit mot 🙂
      Ah c’est marrant les similarités avec les Deutschen (pour la ponctualité je ne suis pas très surprise, par contre team events je pensais mes Dutchies assez “uniques” dans le genre!)
      Belle journée,
      xx
      29 . 10 . 2017

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